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definición - DECADENCE

décadence (n.f.)

1.régression, dégradation, déclin.

2.goût anormal, perverti.

3.action ou fait de perdre, privation (ex:perte de la mémoire).

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definición de DECADENCE (Littré)

definición de DECADENCE (Wikipedia)

sinónimos - DECADENCE

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frases

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Le Littré (1880)

DÉCADENCE (s. f.)[dé-ka-dan-s']

1. État de ce qui commence à choir, à tomber. Cette maison tombe en décadence.

Que j'aime à voir la décadence De ces vieux palais ruinés, Contre qui les ans mutinés Ont déployé leur insolence (ST-AMAND Ode sur la solitude.)

Les plus fermes bâtiments tombent enfin en décadence (DESC. Monde, 3)

Cet emploi, au propre, est maintenant peu usité.

2. État de ce qui déchoit, au propre.

Rimeurs en état si piteux Ne doivent rompre le silence ; Car d'un corps faible et langoureux L'esprit ressent la décadence (CHAUL. à Courtin et à Volt.)

Le soleil, comme nous, marche à sa décadence (LAMART. Méd. I, 5)

3. Fig. En parlant des choses abstraites.

Toutes les institutions étaient allées en décadence (BOSSUET Réfut.)

Depuis ce malheureux moment, tout alla visiblement en décadence, et les affaires furent sans retour (BOSSUET Reine d'Anglet.)

Les églises d'Orient sont dans une grande décadence (BOSSUET Avert. 3)

Les affaires vont en décadence (BOSSUET Hist. II, 4)

Après plusieurs raisons de la décadence des esprits qu'apportait ce philosophe introduit ici par Longin (BOILEAU Longin, Sublime, Rem. sur le chap. 35)

La santé ruinée, des affaires en décadence (MASS. Car. Élus.)

La décadence de nos forces entraîne celle de notre jugement (VOLT. Dial. VII, 2)

César pour rétablir l'État en décadence (VOLT. Triumv. II, 1)

Ce n'était pas un État qui fût dans la décadence, qu'il entreprit de renverser, mais un empire naissant (MONTESQ. Esp. x, 13)

Et le destin jaloux des suprêmes puissances Dans leurs plus hauts progrès trouve leurs décadences (BRÉBEUF Pharsale, I)

Décadence se dit quelquefois absolument de l'abaissement des choses littéraires, intellectuelles, scientifiques. La décadence fut produite par la facilité de faire et par la paresse de bien faire, par la satiété du beau et par le goût du bizarre.

N'espérez pas rétablir le bon goût ; nous sommes en tout sens dans le temps de la plus horrible décadence (VOLT. Lett. la Harpe, 23 avril 1770)

Absolument. La décadence, l'époque de la littérature latine qui comprend les derniers siècles de l'empire romain. Les poëtes de la décadence.

SYNONYME

1° DÉCADENCE, DÉCLIN. La décadence est l'état de ce qui va tombant ; le déclin, l'état de ce qui va baissant. La décadence amène la chute et la ruine ; le déclin mène à l'expiration et à la fin : la décadence des empires, le déclin de la vie. Si on dit : l'empire romain était en décadence, cela exprime qu'il se ruinait et tombait peu à peu, on le compare à un bâtiment qui s'écroule ; si l'on dit : l'empire romain était à son déclin, cela exprime qu'il approchait du terme de son existence ; on le compare à un corps organisé qui finit de vivre.

2° DÉCADENCE, RUINE., Ces deux mots diffèrent en ce que le premier prépare le second, qui en est ordinairement l'effet. La décadence de l'empire depuis Théodose annonçait sa ruine totale.

HISTORIQUE

XVIe s.Ils ne sont pas tresbuchez du premier coup en extremité, mais sont allez en decadence par certains degrez (CALV. Instit. 841)Traittant de l'origine des royaumes, pour quelles causes ils diminuent, et qui leur apporte finale decadence et totale ruine (AMYOT Moral. Épît.)p 10 Voylà un pas en arriere ; je reculeray d'un aultre.... si coyement qu'il me fauldra estre aveugle, avant que je sente la decadence de ma veue (MONT. IV, 292)Je ne leur ai tesmoigné de mon affection [à des maîtresses] que ce que j'en sentois, et leur en ay representé naïfvement la decadence, la vigueur et la naissance, les accez et les remises (MONT. III, 376)

ÉTYMOLOGIE

Bas-lat. decadentia, qui a donné dans les temps modernes décadence, et, à l'origine de la langue, déchéance (voy. ce mot).

Wikipedia

Décadence

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Décadence (homonymie).

Le concept de décadence renvoie à la Rome antique et reste ancré dans la civilisation occidentale depuis le traumatisme provoqué par la chute de l'Empire romain. Le terme vient du latin cadere (choir) et est doublet savant de « déchéance ».

Au mot décadence se substitue parfois celui de déclin, qui s'en distingue par le fait qu'un déclin est parfois temporaire.

  Les Romains de la décadence, peinture académique de Thomas Couture, 1847.

Enrichis par leurs conquêtes militaires, les généraux romains ont ramené chez eux des esclaves, et leur épouses, libérées des tâches domestiques, s'émancipent ; elles se fardent et se conduisent parfois comme des courtisanes.

référence iconographique

Sommaire

  Contextualisation

Après avoir connu près de trois siècles de paix et de prospérité (grâce à la pax romana, la Paix romaine), l'Empire romain est en proie, au IIIe siècle, à une crise à caractère économique et social, qui caractérise la décadence.

  Historique du thème

Le thème de la décadence de Rome a été sous la république romaine même évoqué par Caton l'Ancien, Cicéron (O tempora, O mores) et, pour l'Empire, par Juvénal.

Il a été également traité par Montesquieu, qui énumère dix-sept causes de la chute de Rome. La crise économique qui avait frappé Rome, et le discrédit de ses lois qui, bien acceptées au départ parce qu'elles apportaient la paix romaine, furent contestées et combattues dès lors qu'elles ne visaient plus qu'à drainer le maximum de ressources sur une Rome devenue oisive, sans fournir de réel service aux populations en contrepartie[1].

Vers la fin du XIXe siècle, Paul Bourget importa en littérature la notion de décadence (Essais de psychologie contemporaine). Nietzsche s'en inspira pour l'appliquer au "cas Wagner".

Edward Gibbon a dédié à la période un fameux livre d'Histoire sous forme de chronique à l'antique.

Un écrivain nommé Oswald Spengler ressuscita l'intérêt pour le processus de décadence avec son ouvrage Le Déclin de l'Occident écrit dans les années 1920.

Plus récemment, Pierre Chaunu (voir bibliographie) révèle le côté historiographique du concept : considérer que les Romains vivaient en décadence est parvenu rétrospectivement à la chute de l'Empire romain d'Occident, par le biais de l'influence des penseurs susdits.

  Concordances

Dans la pratique, le phénomène procède de la généralisation de la perception individuelle chagrinant la perte du « bon vieux temps », où des aînés se plaignent que les choses ne sont plus comme avant, et la vie ne continue pas moins à s'écouler ; cette perception comporte des périodes civilisées alternant avec d'autres qui le sont moins[2].

Plus inquiétant est le fait que plusieurs de ces doléances furent effectivement émises par des écrivains de civilisations effectivement sur leur déclin, qui disparurent par la suite sans jamais retrouver leur splendeur passée [réf. nécessaire] . On peut citer à cet égard :

  • Lamentations des habitants de Sumer lors de son déclin[3]
  • Satires de Juvénal sur le déclin de vie romaine au Ier et au IIe siècle.
  • ...

Jared Diamond écrivit un ouvrage, Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, présentant un point de vue selon lequel les sociétés disparues auraient dans une certaine mesure participé à leur propre effondrement, dont elles percevaient les signes sans pour autant toujours chercher à y remédier.

Un exemple au sujet duquel on dispose de beaucoup de documents est celui de l'Empire ottoman, qui s'effondra en 1918, mais dont les premiers signes de décadence avaient été observés dès la fin du XVIIIe siècle; l'un des artisans de cette décadence de l'Empire (au profit d'un nationalisme égyptien) fut Mohamed Ali, lui-même très inspiré par l'action de Napoléon Bonaparte envers la Sublime porte. Par ailleurs, la décadence de certains empires industriels [4] ou coloniaux fournit également quelques objets d'étude.

Un des points communs aux empires en décadence semble être une perte du sens du réel au profit de règles formelles qui finissent par tenir lieu de nouvelle réalité.


  Voir aussi

  Références

  1. La fable de La Fontaine Le paysan du danube tentera de rappeler cette leçon à ses contemporains
  2. C'est l'un des thèmes des Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar.
  3. Samuel Noah Kramer, L'Histoire commence à Sumer, 1956
  4. comme Boussac en France ou Preussag en Allemagne.

  Bibliographie

  Autres acceptions

  • Gâteau au fudge très sucré.

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