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definición - Frontin

definición de Frontin (Littré)

definición de Frontin (Wikipedia)

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frases

Le Littré (1880)

FRONTIN (s. m.)[fron-tin]

Valet de l'ancienne comédie, dirigeant son maître dans ses plaisirs et dans ses affaires. Les Frontins ont succédé aux Scapins, et figurent dans les pièces de Regnard, de Lesage, de Gresset, etc.

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Wikipedia

Frontin

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Frontin (homonymie).

Frontin (né vers l'an 40 et mort probablement en 103), en latin Sextus Julius Frontinus, est un consul et général de l'Empire romain. Il est avant tout connu comme écrivain militaire et administrateur principal des eaux de Rome à la fin du Ier siècle. Il a donné son nom a la commune de Frontignan dans l'Hérault.

Sommaire

  Biographie

Sénateur originaire de Gaule Narbonnaise, probablement d'origine équestre[1]. Aucune source antique ne retrace la vie de ce personnage et les informations que l'on connaît de lui proviennent d'ouvrages différents. Tacite dit de lui qu'il fut « un grand homme autant qu'on pouvait l'être[2] ».

  Ses débuts (40 à 69)

Il naît vers l'an 40 et est probablement originaire de la province romaine de Gaule narbonnaise. Nous ne connaissons rien des débuts de sa carrière. Il doit suivre un parcours classique d'ascension à la carrière sénatoriale.

Dans ses Stratagèmes[3], Frontin donne des détails de la guerre contre les Parthes du général Gnaeus Domitius Corbulo, entre 58 et 62, qui ne figurent pas dans l'œuvre de Tacite[4] l'historien romain le plus détaillé sur cette période de l'Empire romain. Il est donc possible que Frontin participe à ces guerres sous le général Corbulo.

  La Bretagne romaine.

Il se pourrait ensuite qu'il ait suivi le parcours de trois des anciennes légions de Corbulo, qui renforceront dans un premier temps Vespasien dans sa guerre contre les Juifs, puis partiront combattre près de Rome sous Mucien et Antonius Primus, partisans de Vespasien dans la guerre civile de 69[5]. Ainsi, Frontin aurait combattu dans les légions de Vespasien ce qui expliquerait pourquoi Frontin est l'un des vingt-deux membres du groupe des « Amici Principis » du nouvel empereur[6].

  Sous Vespasien : consul et gouverneur de la Bretagne (70 à 79)

Il apparaît pour la première fois dans les sources littéraires vers l'an 70, sous Vespasien, et il est alors préteur urbain[7]. Il abdique de sa magistrature en faveur de Domitien[7].

Il est ensuite probablement chargé d'une mission en Gaule et en Germanie entre 71 et 73, devant rétablir l'ordre chez les Lingons, tel qu'il le décrit lui-même dans ces Stratagèmes[8]. Une inscription prouve qu'il est passé en Germanie où il aurait eu des problèmes de santé[9]. Il se pourrait qu'il soit le premier commandant de la legio VIII Augusta, et ainsi il aurait décidé en tant que légat le lieu du camp de Mirebeau[10].

Il est ensuite consul suffect en 74, puis il sert d'abord avec distinction dans la province romaine de Bretagne, puis succède à Cerialis dans le gouvernement de cette province, entre 76 et 78[2]. Il y subjugue, par les armes, les Silures, « après avoir, outre la valeur des ennemis, triomphé des difficultés des lieux[2] ».

  Sous Domitien : retraite ou proconsul d'Asie ? (80 à 96)

Nous n'avons quasiment plus de traces de Frontin sous les règnes de Titus et Domitien. Ainsi, cela peut s'interpréter comme un abandon de la vie publique ou une disgrâce. Cependant, son nom figure sur la « porte dite de Domitien » à Hierapolis, et pourraient révéler sa présence en tant que proconsul d'Asie vers 86, ce qui est l'apogée d'une carrière sénatoriale. Une disgrâce passagère est incompatible avec un tel poste, et il se pourrait donc que Frontin ait servi sous les ordres de Domitien et ait participé à sa campagne contre les Chattes au début des années 80, en tant que « conseiller du Prince[5] ».

Ensuite, pendant toute la dernière partie du règne de Domitien, devenu un tyran, nous possédons encore moins d'indices sur sa vie. Il se serait retiré en Campanie et se serait consacré à des travaux littéraires, notamment l'écriture des Stratagèmes. Cependant, il est toujours membre des « Amici Principis » de l'empereur[6], ce qui permet à Pline le Jeune de le solliciter dans une affaire d’héritage[11].

  Sous Nerva : curateur des eaux et consul (97 à 98)

  Restes de l’Arcus Neroniani sur le Palatin.

Nerva le rappelle en 97 et lui confie les importantes fonctions d'inspecteur des eaux (curator aquarum). Il écrit « Des aqueducs de la ville de Rome », un ouvrage très complet sur l'histoire des aqueducs de Rome, ainsi que de nombreux détails techniques et les règlements en vigueur. D'après Frontin, à la fin du Ier siècle, il y a un débit entrant total de 1 030 000 m³/jour mais seulement un débit constaté, selon les règlements, de 500 000 m³/jour avec près de 580 000 m³/jour de réellement distribués d'après les calculs du curateur des eaux. Ce dernier constate de très nombreux détournements frauduleux, près de 450 000 m³/jour, soit quasiment la moitié des eaux amenées à Rome.

L'administrateur principal des eaux remet en place la distribution initiale des aqueducs, après avoir mis fin aux détournements frauduleux et aux pertes dues aux négligences, et de nouvelles arcades sont construites. De plus, suite à son rapport, l'empereur Nerva décide de séparer toutes les eaux dans des canaux séparés, pour éviter que les mélanges altèrent la qualité des meilleures eaux comme celle de la Marcia ou de la Claudia, notamment par celle de l'Anio Novus. Et chaque eau, selon sa qualité, est utilisée pour des usages différents, les meilleurs pour la boisson et les plus troubles pour les jardins de Rome. Après ces réformes, on retrouve les près de 1 030 000 mètres cubes par jour pour la ville[12].

  Sous Trajan : consul éponyme et augure (99 à 102)

Martial, un de ses amis, nous rapporte que Frontin quitte de moins en moins Rome pour une des villégiatures[13]. Élien Claudius, dit « le tacticien », écrivain militaire grec, rencontre Frontin à Formae, et dit de lui qu'il est « un homme de grande réputation tant par ses qualités que par son expérience de la guerre[14] ».

Frontin est nommé consul suffect en l'an 98 pour la deuxième fois. Deux ans plus tard, il est honoré d'un consulat ordinaire, ou éponyme, au côté de Trajan, ce qui témoigne qu'il est un proche de cet empereur. Pline le Jeune, autre ami de Frontin, fait plusieurs références à ce consulat. Il est nommé augure avant sa mort, charge religieuse dans laquelle Pline le Jeune lui succède[15].

  Sa mort et l'absence de tombeau (103)

  Strategematon de Frontin, 1888.

Le triple consulaire meurt vers l'an 103. Pline écrit de lui : « Frontin [...] défendit qu'on lui élevât aucun tombeau. [...] mais en quels termes a-t-il fait cette défense ? La dépense d'un tombeau est inutile ; mon nom ne périra point, si ma vie est digne de mémoire[16] ».

Frontin est durant toute sa vie un général et stratège respecté, marquant la fin du Ier siècle. C'est aussi un écrivain reconnu, par ses deux œuvres qu'il nous reste, les Stratagèmes et les Aqueducs de la ville de Rome. Il a joui auprès de ses contemporains d'une estime toute particulière et ses ouvrages, très documentés, sont écrits d'un style ferme, simple et concis.

  Œuvres

Il nous reste de Frontin deux ouvrages complets et les fragments d'un troisième. Sous le titre de Strategematon libri III, Frontin réunit toute une collection de stratagèmes, les exemples qu'il cite sont choisis avec soin et empruntés le plus souvent à l'histoire romaine. Les Strategemata sont un ouvrage d'un caractère populaire et destiné à compléter un grand ouvrage théorique sur l'art militaire, cet ouvrage aujourd'hui perdu aurait été composé sous le règne de Domitien. À la suite de trois livres de Strategemata, les manuscrits et les éditions en donnent un quatrième qui n'est pas de Frontin, mais qui est composé à une date antérieure au Ve siècle.

L'ouvrage intitulé De Aquis urbis Romœ est un traité intéressant sur les aqueducs de Rome. Il est composé au moment où Frontin remplit les fonctions de curateur des eaux, mais il n'est publié que sous le règne de Trajan. Il se divise en deux livres et contient l'histoire et la description des moyens employés pour alimenter d'eau la capitale de l'Empire romain, il comprend aussi les lois qui régissent la matière. Sa description des pratiques et systèmes d'adduction d'eau nous renseigne aussi sur la quineria ou module quinaire. Il y décrit pour le bénéfice de ses successeurs les aqueducs et leur histoire, les règlements auxquels ils obéissaient et des détails techniques concernant la qualité et la répartition de l'approvisionnement. Les écrits de Frontin ont un style direct qui s'accorde avec leur matière.

Son traité d'arpentage, qui comprend au moins deux livres, nous est connu seulement par des extraits et des commentaires qui traitent de aquarum qualitate, de controversiis, de limitibus, de controversis aquarum, et semble avoir été écrit sous Domitien.

On attribue aussi à Frontin un traité d'agriculture dont il ne nous reste rien.

  Citations

  • Aux masses, si nombreuses et si nécessaires de tant d'aqueducs, allez donc comparer des pyramides qui ne servent évidemment à rien ou encore les ouvrages des Grecs, inutiles, mais célébrés partout! (Déclaration de Frontin au chapitre XVI de son ouvrage Aqueducs).

  Hommage

Initié par l'Association française des ingénieurs et responsables de maintenance (Afim) en Bourgogne en 2008, avec l'appui de l'académie de Dijon, un concours a été créé pour permettre à de jeunes élèves en phase d'orientation professionnelle de découvrir les métiers de la maintenance et les formations associées en leur ouvrant les portes des entreprises ; il est nommé Trophée Frontinus, en hommage à Frontin qui « est sans doute le premier ingénieur de maintenance qui ait consigné ses méthodes dans le Traité des aqueducs de la ville de Rome […][17] ».

  Notes et références

  1. Histoire et politique à Rome, Marie-Pierre Arnaud-Lindet, page 306
  2. a, b et c Tacite, Vie de Cn. Julius Agricola, 17.
  3. Frontin, Stratagèmes, Livre IV, I-21,I-29,II-3,VII-2.
  4. Tacite, Annales [lire en ligne], XIII, 8 et 35-36.
  5. a et b Murray K. Dahm, The Carrer and Writtings of Sextus Iulius Frontinus, Master of Literature in Ancient History, Université d'Auckland, 1997.
  6. a et b John A. Croock, Consilium Principis. Imperial Councils and Consillors from Auguste to Diocletian, Cambridge, 1955.
  7. a et b Tacite, Histoires, Livre IV, 39.
  8. Frontin, Stratagèmes, Livre IV, III-14.
  9. CIL, XIII, 8624. Vetera Castra.
  10. René Goguey et Michel Redde, Le camp légionnaire de Mirebeau, RGSM 36, Mayence, 1995.
  11. Pline le Jeune, Correspondance, Livre V, Lettre I. - Pline à Sévère.
  12. Frontin, Des aqueducs de la ville de Rome
  13. Martial, Épigrammes [détail des éditions] [lire en ligne], X, À Frontin.
  14. Élien Claudius, Traité de la tactique des Grecs.
  15. Pline le Jeune, Correspondance, Livre V, VIII. - Pline à Arrien.
  16. Pline le Jeune, Correspondance, Livre IX, XIX. - Pline à Rufus.
  17. afim.asso.fr Trophée Frontinus

  Voir aussi

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  Articles connexes

  Bibliographie

  • Howatson, Margaret C.(dir.), Dictionnaire de l'Antiquité: Mythologie, Littérature, Civilisation, Paris, Robert Laffont, 1993.

  Liens externes

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Q. Petillius Cerialis
71 à 76
Gouverneur de la Bretagne
76 à 78
Gn. Julius Agricola
78 à 84


   
               

 

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