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definición - Ussel d'Allier

definición de Ussel d'Allier (Wikipedia)

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Ussel d'Allier (n. pr.)


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Ussel-d'Allier

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ussel.
Ussel-d'Allier
Administration
Pays France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Chantelle
Code commune 03294
Code postal 03140
Maire
Mandat en cours
Georges Courtinat
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes en Pays Saint-Pourcinois
Démographie
Population 148 hab. (2009)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 30″ N 3° 11′ 26″ E / 46.2083333333, 3.1905555555646° 12′ 30″ Nord
       3° 11′ 26″ Est
/ 46.2083333333, 3.19055555556
Altitudes mini. 262 m — maxi. 390 m
Superficie 8,02 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Ussel-d'Allier est une commune française, située dans le département de l'Allier et la région Auvergne.

Sommaire

  Géographie

  Géographie physique

Ussel-d'Allier se situe à 6,5 kilomètres à l'est de l'A71 qui relie Paris à Clermont-Ferrand, entre la sortie de Montmarault et celle de Gannat. La commune est à 13 km à vol d'oiseau au sud-sud-ouest de Saint-Pourçain, à 12 km au nord de Gannat ou encore à 18 km au nord-ouest de Vichy.

La Limagne bourbonnaise a pour limite occidentale une étroite et longue chaîne collinaire quasi rectiligne. S'élevant à nettement plus de 400 m d'altitude à l'ouest immédiat de Gannat, ce relief continue de courir vers le nord sur près de 20 km. Ussel d'Allier est à mi-pente du versant occidental de cette chaîne. Au-dessus d'Ussel, l'altitude reste partout supérieure à 360 m. Cette chaîne a deux ouvertures naturelles. La première a été creusée par la Sioule, qui s'est frayée des gorges qui débouchent sur la plaine de l'Allier à Jenzat ; elle promène alors ses méandres en Limagne bourbonnaise, avant de rejoindre l'Allier à 7 km au nord de Saint-Pourçain. La seconde ouverture est constituée par la trouée de La Marche, à l'extrémité méridionale du territoire communal d'Ussel et au pied du village de Charroux. La dénivellation entre le large gué de Jenzat sur la Sioule et ce petit col n'est que de 50 m pour environ 4 km de distance sur une pente douce et sensiblement régulière, particulièrement dans l'axe du large thalweg (pente moyenne moins de 2%).

Des hauts d'Ussel, par beau temps, la vue est grandiose. Pour qui connaît bien la région, 17 clochers sont immédiatement visibles, et on peut en compter jusqu'à 27 à l'aide de jumelles. Vers l'est, la vue n'est limitée que par les monts de la Madeleine et l'imposante barrière du Forez. En direction du sud, on peut voir le puy de Dôme et la chaîne des Puys. Du côté occidental, on découvre la plaine alluviale, grossièrement triangulaire, de la Bouble et de quelques-uns de ses petits affluents, comme le Boublon.

Les ruisseaux qui drainent cette plaine de la Bouble y ont modelé un terroir de petits vallonnements où les expositions naturelles des champs sont diversifiées. Tous ces cours d'eau coulent grossièrement du sud-ouest vers le nord-est, du bord oriental de la forêt des Colettes ou des collines qui la prolongent à l'est jusqu'à leur confluence avec la Bouble.

D'Ussel, en allant vers l'ouest, on rencontre dans la plaine :

  • le Petit Ris ("Petit ruisseau") ou Ris Madelot. C'est le plus proche du bourg d'Ussel. Il prend sa source à 380 m d'altitude dans le thalweg situé à l'ouest immédiat de Charroux, puis va en ligne droite jusqu'à La Flotte (285 m d'altitude), où il entre sur le territoire ussellois en recevant deux ruisselets venant de La Marche. De sa source à La Flotte, il n'y a que deux kilomètres de distance mais 100 m de dénivellation dans un étroit thalweg. Ainsi, lors de précipitations, ce ruisseau généralement très paisible peut se transformer en un torrent impétueux dont les crues subites inondent toutes les basses terres d'Ussel et de Fourilles.
  • le Bray, qui prend sa source dans les reliefs entre Saint-Bonnet-de-Tizon et La Jonchère, passe par Taxat-Senat, où il est grossi de la Jeuge, et rejoint le Boublon juste avant le hameau d'Échiat.
  • le Grand Ris ou Boublon, qui prend sa source au-dessus de Saint-Bonnet-de-Tizon ; il coule sensiblement du sud-ouest au nord-est, traverse les communes de Chezelle et Taxat-Senat, le village de Leu, puis incurve sa trajectoire vers le nord, traverse Fourilles avant de confluer avec la Bouble en limite nord de ce village.
  • la Bouble coule en limite septentrionale de la plaine, le long de reliefs escarpés ou dans des gorges à Chantelle ; le seul endroit aisé de franchissement se situe au gué de Chantelle-la-Vieille.

La plaine au pied du village d'Ussel était à l'origine un grand lac quaternaire. L'érosion l'a progressivement envasé puis comblé. Cependant, dominée de tous côtés par des collines, la plaine est restée, au fil des siècles, une vaste zone de marais alimentés par les ruisseaux et de très nombreuses sources. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que ces marais ont été assainis, transformés en terres agricoles et mis en culture. Mais leurs noms anciens sont perpétués par le cadastre : marais de la Font, marais de la Flotte, marais de la Palle, grand Marais, marais du Moulin Renan, marais de Leu. Mais ces noms s'appliquent maintenant à des pièces de terres cultivées.

  Habitat

L'habitat actuel s'étire au-dessus des anciens marais sur plus de deux kilomètres de longueur. Les quartiers en sont, de 325 m d'altitude au nord-est à 280 m au sud-ouest, la Croizette, le Cognet, le Bourg appelé jusqu'au XIXe siècle la Fontaine, les Menutons, la Palle, la Baillie, et à l'extrémité méridionale le marais de la Flotte dit communément la Flotte.

Plus au nord et isolé de cet ensemble, entre 280 et 270 m d'altitude, le vieux village de Leu s'étale en plaine sur un kilomètre de long ; ses premières maisons sont distantes d'un kilomètre de celles du bourg.

Le hameau du Marais, seul au milieu des champs, à un kilomètre à l'ouest du bourg, complète l'habitat actuel.

Nombre de maisons ont été réhabilitées depuis trois décennies, quelques maisons neuves ont été construites au cours du demi-siècle écoulé. Cependant, depuis fort longtemps, quasiment aucune habitation n'a été érigée en dehors des groupements de maisons déjà existants. Cette distribution spatiale n'est que l'ossature résiduelle d'une agglomération villageoise qui, pendant des siècles, fut quatre à cinq fois plus peuplée que maintenant.

  Histoire

USSEL est typiquement un nom d'origine gauloise. Il vient du vocable "Uxellos" qui signifiait lieu élevé, sémaphore. D'Allier sera ajouté au nom du village en 1913 pour le différencier des autres Ussel de France. C'est maintenant une petite commune oubliée du sud du Bourbonnais. Il n'en a pas toujours été ainsi, bien au contraire. Le village fut pendant des siècles un important chef-lieu administratif, économique et judiciaire.

Sa très longue et riche histoire est en partie due à sa situation géographique. Positionné sur un flanc occidental de coteau, entre des marais et les sommets d'une très longue chaîne collinaire; il contrôle l'unique petit col aisé sur 12 kilomètres de cette très longue ligne de crêtes. le site et les environs ont été habités dès le néolithique. La très vieille route préhistorique qui permettait d'alimenter les Limagnes en sel océanique en s'affranchissant des reliefs d'Auvergne et du mauvais temps, passe par le col et constitue la limite méridionale de la commune. A l'âge de fer, pendant les siècles de l'indépendance gauloise, bien avant la conquête romaine, le village et le col était au point de rencontre des zones frontières entre les Eduens à l'Est, les Bituriges au Nord et à l'Ouest et les Arvernes au Sud.

Après la conquête des Gaules par Jules César, les romains feront de cette antique route du sel une des grandes routes pavées et à double circulation de leur empire. Ell reliait la capitale des Gaules, Lyon, aux principales villes du littoral atlantique. Simultanément la villa romaine dite Uxellum s'établira en bordure des marais de la plaine usselloise. Le catholicisme et la vigne s'implantèrent à Ussel dans la deuxième moitié du IVe siècle. Devenue gallo-romaine l'infrastructure matérielle et sociétale ne survivra pas aux grandes invasions. Le village, aux habitations jusqu'alors disséminées sur plus de trois kilomètres au pied de la chaîne collinaire, près des nombreuses sources, se repliera sue le petit plateau de La Croizette qui en sera le cœur pendant de nombreux siècles.

Malgré un fort renouveau à l'époque carolingienne (Ussel est à seulement 8 km du bourg d'Ebreuil transformé en une des grandes capitales de son Empire par Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne), il faut attendre la féodalité pour que le village entre de nouveau dans l'histoire. Le col, resté stratégique au fil des siècles, est alors tenu par les templiers qui y ont implanté leur commanderie de la Marche, près de la route, face à Ussel.

En sus du prieuré établi dans le village probablement au Xe siècle et qui perdura jusqu'en 1793, il y a alors quatre maisons fortes sur le pourtour de la paroisse et un puissant château fort au centre. La châtellenie d'abord privée des origines à 1258 (famille d'Ussel), devint à cette date possession ducale auvergnate implantée en Bourbonnais (famille de Mercoeur), situation qui perdura 159 ans. En 1417 on réintégra la châtellenie au Bourbonnais, son duc Jean I de Bourbon venant d'hériter de tous le duché d'Auvergne propriété de sa défunte mère Anne de Mercoeur. La châtellenie d'Ussel resta ainsi ducale pour 110 ans additionnels. Captée avec tout le Bourbonnais en 1527 par François Ier, elle fut alors officiellement promue châtellenie royale, statut qu'elle conservera jusqu'en 1789. Elle englobait huit localités et des dépendances dans d'autres châtellenies. En sus de la route la bordant au Sud, une autre route du royaume de France la traversait du Nord au Sud.

La guerre de Cent Ans, la Renaissance, les guerres de religion et la Révolution y ont laissé leurs empreintes. Parmi les traces visibles les plus significatives, on peut citer le très beau gisant du chevalier Louis Aubert, seigneur d'Ussel et contemporain de Jeanne d'Arc; une grande partie du fossé du château féodal surmontée d'un important pan de mur arrasé au niveau de la haute cour où est l'église; deux caves du château féodal encore utilisées; une très vieille porte romane dans le mur extérieur du prieuré; une maison forte construite à la fin de la guerre de cent ans et totalement restaurée à la fin du XXe siècle; les divers bâtiments du prieuré d'époques différentes et dont beaucoup ont pu être datés; la Renaissance avec les fenêtres à meneaux percées dans la maison forte et un des bâtiments du prieuré; le magnifique ensemble homogène de bâtiments érigés d'un seul jet sous Louis XVI autour d'une vaste cour intérieure du quartier des Menutons; un imposant linteau de porte armorié de 1762 situé sur la rue mais malheureusement martelé sous la Révolution en exécution des décrets coercitifs. Toutes ces constructions sont la propriété de particuliers qui n'organisent pas de visites officielles

Les marais amodiés peu après la Révolution pour des sommes modiques et surtout de très longues périodes renouvelables, furent rapidement assainies par les tenants qui les transformèrent en terres agricoles.

Le généreux terroir ussellois a toujours été essentiellement agricole et producteur. Mais des industries s'y sont parfois développées: tanneries de cuirs et peaux pour les chaussiers ussellois au Moyen Âge; moulins au fil de l'eau du ruisseau; moulin à vent à corps tournant à l'aube du XIVe siècle; muriers pour l'élevage du vers à soie au milieu du XVIIIe siècle; fabrication de fibres de chanvre; carriers et fours à chaux au long des siècles; pressoirs à vin et à huile de noix; etc. Sous l'ancien régime le village, cœur de la châtellenie, était riche de largement plus de 35 corps de métiers différents

En sus de l'élevage et autres productions agricoles, notre riche terroir était aussi vini-vicole depuis les romains. Les rouges de deux parcelles d'Ussel (Les Bachats et les Garennes d'Ussel où était le "Clos du roi") ont été, pendant de très nombreux siècles, considérés comme les meilleurs du Bourbonnais et parfois de France. Nombre de nos rois s'en délectaient. Au XIXe siècle, le vin rouge des "Garennes d'Ussel" était encore servi sur les plus célèbres tables parisiennes à l'égal des très grands vins de Bourgogne.

La Révolution en transformant drastiquement cet ancestral chef-lieu drainant une population de 3 000 personnes en simple petite commune esseulée d'à peine 500 habitants, porta un coup fatal à l'activité socio-économique du village. Dès lors, l'économie périclitant, il s'étiola continûment au fil des décennies jusqu'à n'avoir ni artisans ni commerces. Il n'a plus, maintenant, que 150 résidents. De ses anciennes et importantes prérogatives, seule la perception régionale y fut maintenue jusqu'en 1883.

De 1892 jusqu'en 1939 une ligne privée de chemin de fer désenclava la commune qui retrouva ainsi, pendant un demi-siècle, beaucoup de sa prospérité d'antan. Grâce à la gare les communications et le commerce étaient enfin libérés. Le village put se tourner vers une production excédentaire et exporter aisément vers les grandes foires régionales et surtout vers le marché vivrier pour la capitale (tonneaux de vins, animaux de boucherie, volailles, céréales), mais furent aussi exportées les excellentes pierres calcaires des carrières. Certes le phylloxera puis la guerre de 1914/18 portèrent des coups à ce renouveau économique. Mais les ussellois surmontèrent ces avatars et le vignoble fut reconstitué. Le coup mortel à ce demi-siècle d'embellie fur initié par la nationalisation de toutes les lignes de chemin de fer en 1937 qui, moins de deux ans plus tard, déboucha sur la suppression définitive et irréversible de nombre d'entre elles dont celle desservant Ussel d'Allier. Le terroir se trouva de nouveau enclavé, sans moyen d'exporter. En sus, très peu de mois après, ce fut la déclaration de guerre du 3 septembre 1939 et la plongée dans la deuxième mondiale.

À la sortie de la guerre, en à peine deux générations, le village bascula définitivement dans le monde moderne. Après l'arrivée de l'électricité en 1930, ce fut en 1960 et 1961 l'eau courante au robinet. Ce fut le goudronnage des routes et de nombreux chemins. Mais ce fut aussi, dans la deuxième moitié du XXe siècle avec un monde devenant technocratique et productiviste, la disparition de l'Ussel agricole et traditionnel des 23 siècles passés. Quasiment tous les animaux de ferme et d'élevage disparurent en moins d'un quart de siècle. Deux remembrements entraînèrent l'arrachage des ancestraux noyers, des haies vives, des arbres fruitiers, des vignes trop gourmandes en main d'œuvre. Depuis les débits des sources se sont notablement amenuisés. Le ruisseau qui ondulait mollement dans la plaine usselloise fut placé dans un boyau rectiligne imposé par la mécanisation agricole. Le patchwork de la campagne d'alors a été supprimé. Mais avec lui a disparu sa grande biodiversité naturelle végétale et faunistique, terrestre comme aquatique. Et les traitements pesticides sans cesse renouvelés accentuent au fil des ans cette stérilisation de l'environnement. Il n'y a plus, par exemples, ni les lapins de garenne, ni les compagnies de perdirx sauvages qui égayaient encore la nature jusqu'en 1950; les nuées de papillons multicolores des étés anciens ont disparu ... Même les simples que l'on trouvait jadis en abondance sur les bords des chemins se sont énormément raréfiés. C'est maintenant un paysage quasiment nu, constitué seulement de grandes parcelles en monoculture.

Cependant, si l'on excepte cette perte remarquée et déplorable de biodiversité, le terroir a encore beaucoup d'attraits: sa riche histoire dont le curieux devinera peu à peu une petite partie en se promenant; le paysage grandiose qui s'offre à la vue du haut de la colline et qui s'étend à plus de 80 km à la ronde; le flanc escarpé de colline exposé au vent d'Ouest qui permet l'initiation au parapente ou l'utilisation de cerfs-volants acrobatiques; le circuit de ses 10 croix de chemins qui fait découvrir au long de ses cinq kilomètres des paysages champêtres et des poins de vue changeants et tous notablement différents; les animations de l'équipe municipale, tel une étape du championnat de France des montgolfières en août 2008 ou des circuits pluricommunaux de courses en équipe ....; ou tout simplement le plaisir rare de se promener paisiblement sur ses nombreux chemins sans stress et sans l'agitation du monde moderne et bruyant.

  Héraldique

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Tiercé en pairle renversé au 1) de gueules à la tour d’argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, au 2) de sinople à la gerbe de blé d’or liée de gueules au 3) d’argent à la molette d’éperon d’azur.

  Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gilles Bonnefous    
mars 2008   Georges Courtinat[1]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

  Démographie

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
158 184 164 163 147 146 149 148 -
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.
Source : Base Insee[2],[3],[4].

La démographie de la paroisse d'Ussel a pu être reconstituée de 1569 au XVIIIe siècle sur la base des recensements (par feux) établis par plusieurs intendants du Bourbonnais. À partir de 1806, on dispose des recensements successifs nationaux par individus.

On peut faire les constatations suivantes :

  • La population usselloise est restée grossièrement stable pendant des siècles et se situait autour de 600 à 700 habitants, malgré les aléas qui affectent généralement la démographie (guerres, disettes, épidémies, etc.). Ussel était alors chef-lieu d'une châtellenie qui englobait huit villages ; il en était le centre administratif, financier, économique et judiciaire. Le village avait alors notaire, médecin, hommes de loi, et beaucoup d'artisans spécialisés pour satisfaire aux besoins des 2500 à 3000 personnes sous sa juridiction.
  • Après les bouleversements révolutionnaires, le nombre des Ussellois n'a cessé de baisser. D'abord lente jusque dans les années 1880, la baisse a été ensuite forte et rapide (de plus de 800 habitants en 1820, on arrive à moins de 150 aujourd'hui).

La commune n'a pas échappé à la catastrophe humanitaire de la Première Guerre mondiale. Vingt-six Ussellois y ont perdu la vie et une Usselloise a été tuée par une bombe tombée dans Paris. Au début de la guerre, Ussel disposait d'une population active de 133 hommes et 138 femmes dans la force de l'âge, et d'une population de 258 personnes âgées et enfants (recensement national de 1911). Pour le village, ces 26 tués représentent environ 20% des actifs masculins. A cette perte est venue s'ajouter l'effet de la terrible pandémie dite grippe espagnole, particulièrement virulente pendant l'hiver 1918-19, qui porta un coup supplémentaire à la démographie villageoise. Ainsi, de 1911 à 1921, Ussel a perdu plus de 22% de sa population totale.

Les bouleversements socio-économiques qui ont suivi ce premier conflit mondial ont entraîné une hémorragie des travailleurs du monde agricole vers les zones urbaines. La population usselloise n'a cessé de s'amenuiser (529 habitants à Ussel en 1911, 412 en 1921, 345 en 1931, 296 en 1946).

  Lieux et monuments

  • Statue de Notre-Dame du Retour. Située sur les hauteurs de la commune d'Ussel-d'Allier, en bordure de la D223 et à son point le plus élevé, cette statue monobloc en pierre non gélive (pierre de Lens) est haute de 3,10 m pour un poids de 2,7 tonnes. Elle a été installée en août 2005 sur un socle de 2,80 m de haut. Elle remplace la statue précédente, ex-voto des communes de Fourilles, Étroussat et Ussel d'Allier en remerciement du retour dans leurs foyers de tous les soldats et prisonniers des trois communes à la fin de la seconde guerre mondiale, monument qui n'avait pas résisté aux atteintes du temps.
  • Monuments aux morts de la guerre de 1914/1918. Ussel-d'Allier en a deux, le premier se trouve au centre du cimetière, le second est dans l'église.
  • Gisant datant de la guerre de Cent Ans. Mise au jour en 1853 lors du creusement des fondations du clocher actuel, la pierre mesure 2,19 m de long et 1 m de large. Elle représente un chevalier de la famille Aubert en armure, fort probablement Louis Aubert, contemporain de Jeanne d'Arc et seigneur d'Ussel. La sculpture est dans un état exceptionnel de conservation et de fraîcheur. Ce gisant a été classé monument historique en 1902. Scellé verticalement dans l'église en 1904 sur le mur du bas-côté droit, près de la grande porte, il n'a pas été déplacé depuis.

  Personnalités liées à la commune

  • Marguerite de Bourbon, fille bâtarde du duc Jean Ier de Bourbon, dame d'Ussel. Elle reçut de son frère Charles Ier de Bourbon la seigneurie et châtellenie d'Ussel en dot, à l'occasion de son mariage, en 1433, avec Rodrigue de Villandrando, chef de bande de routiers. En 1439, Villandrando retourna en Espagne ; Marguerite était déjà morte et la seigneurie était retournée au domaine ducal.
  • Jean-François Secrétain de Neuville, descendant d'une vieille famille usselloise, né à Ussel le 1er juillet 1729. Il participa à la guerre d'indépendance des États-Unis, fut gouverneur de Pointe-à-Pitre ; il fut nommé chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et décéda à Ussel le 25 juillet 1809.
  • Barthélemy-Marie Verd, vice-président du Comité central de surveillance révolutionnaire de l'Allier, épousa la nièce de Jean-François Secrétain de Neuville et se fixa dans le village. Maire de la commune de 1833 à 1840, il abandonna volontairement sa fonction, son âge lui pesant. Il mourut à Ussel le 20 mai 1843, âgé de 84 ans.
  • Pierre James, né à Ussel en 1878 et décédé en 1985 à l'âge de 107 ans. Il était alors le doyen des Français de sexe masculin.

  Bibliographie

  • C. Grégoire, Le Canton de Chantelle, 1910 ; réimpr. sous le titre Chantelle (et ses environs), coll. « Monographies des villes et villages de France » (Micberth), Paris, Res Universis, 1990, pp. 341-356. (ISBN 2-87760-259-1)
  • Raymond d'Azémar, La Rive gauche de la Sioule de Charroux à Saint-Pourçain, 2 vol., Vichy, 1994. (Ussel : pp. 93-135.)

  Voir aussi

  Liens externes

  Notes et références

  1. Conseil général de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
  2. Résultats du recensement de la population - Ussel-d'Allier sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  3. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  4. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
   
               

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