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definición - mêler

mêler (v. trans.)

1.mettre ensemble des choses différentes. Amalgamer, fusionner, combiner, etc.

2.mettre en désordre, embrouiller, emmêler. Mêler les cartes, les battre pour les mélanger.

3.mêler quelqu'un à une affaire, l'impliquer.

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definición (más)

definición de mêler (Littré)

sinónimos - mêler

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ver también - mêler

mêler (v. trans.)

mêlée

mêler (v. pron.)

mélange

mêler (v.)

rebattre, uni

frases

diccionario analógico

 

indiscrétion[Thème]

mêler (v. pron.) [se+V de+comp]


mêler (v. pron.) [se+V à+comp • se+V (réciproque (distributif))]


mêler[Classe]

désordre[termes liés]

jeu de cartes[DomaineCollocation]

mêler (v. tr.) [V+comp]





Le Littré (1880)

MÊLER (v. a.)[mê-lé]

1. Mettre ensemble deux ou plusieurs choses. Mêler des drogues. Mêler du cuivre dans de l'argent. La Marne mêle ses eaux avec celles de la Seine.

Il faut mêler pour un guerrier à peu de myrte force palme (MALH. IV, 5)

Cette liqueur épaisse Mêle du sang de l'hydre avec celui de Nesse (CORN. Médée, IV, 2)

Le feu des diamants, la pourpre des rubis Ne mêle point son lustre à l'éclat des habits (BRÉBEUF Phars. II)

Mêlant industrieusement l'or et la soie (FLÉCH. Dauphine.)

Et sans mêler à l'or l'éclat des diamants (BOILEAU Art p. II)

Mêler le vin, mettre ensemble des vins de diverses sortes.

Terme de peinture. Unir les couleurs pour en former des teintes.

Par extension.

Je mêle cette lecture de mille autres (SÉV. 3 juill. 1680)

Le baron de Grothusen remarqua que les Turcs ne mêlaient dans leurs cris aucune injure contre le roi, et qu'ils l'appelaient seulement demirbash, tête de fer (VOLT. Charles XII, 6)

On les entend mêler, dans leurs voeux fanatiques, Les imprécations aux prières publiques (VOLT. Henr. IV)

Et mêlant dans tes yeux les larmes et les ris, Quand tu perds une mère, elle te donne un fils (DELILLE Jard. ch. II)

D'autres viendront... Puiser dans cet asile heureux, calme, enchanté, Tout ce que la nature à l'amour qui se cache Mêle de rêverie et de solennité (V. HUGO Rayons et ombres, XXXIV)

Fig. Mêler le ciel à la terre, tout confondre.

M. Jurieu ne sortira jamais de cette difficulté ; qu'il brouille tout, qu'il mêle le ciel à la terre.... (BOSSUET 5e avert. 22)

Fig. Mêler ses larmes à celles de quelqu'un, pleurer avec lui, partager son affliction.

Maintenant que l'Espagne et la France mêlent leurs larmes (BOSSUET Mar.-Thér.)

2. Embrouiller. Mêler du fil, un écheveau, des écheveaux. Mêler les cheveux.

Jadis les Parques ont, je gage, Mêlé votre fil et le mien (BÉRANG. Contemporaine.)

Terme de jeu. Mêler les cartes, ou, simplement, mêler, battre les cartes. C'est à vous de mêler.

On a joué : pour moi, je ne saurais me fatiguer à mêler des cartes (SÉV. 277)

Fig. Mêler les cartes, embrouiller les affaires.

Mêler les dés, se dit de l'action de lancer un dé contre un autre, de manière à retourner celui-ci ou à le pousser hors de sa place.

Mêler une serrure, fausser les gardes ou quelque ressort d'une serrure, en sorte que la clef ne puisse ouvrir.

Terme de manége. Mêler un cheval, embrouiller son travail, de telle manière qu'il ne sache plus ce qu'on exige de lui.

3. Fig. Mêler quelqu'un dans une accusation, l'y comprendre.

Être mêlé dans une mauvaise affaire, y être impliqué.

Mêler quelqu'un dans des discours, dans des propos, parler de lui de manière à le compromettre ou à lui déplaire.

Je l'ai trouvé tantôt tout triste de je ne sais quoi que vous lui avez dit, où vous m'avez mêlé assez mal à propos (MOL. Fourb. de Scap. II, 11)

4. Fig. Unir, joindre ensemble certaines choses qui ne peuvent être mêlées que dans l'esprit.

Tant son mauvais destin semble prendre de soins à mêler sa présence où l'on la veut le moins (CORN. Suite du Menteur, IV, 1)

Il est d'autres héros.... qui sauraient mêler.... L'art de gagner les coeurs au grand art de régir (CORN. Oth. III, 3)

Entrez, je vous conjure, dans cette affaire avec charité, et mêlez-y l'amitié que vous avez pour Mme de Grignan et pour moi, avec l'aversion naturelle que l'on a pour les oppressions injustes (SÉV. à Mme de Guitaut, 25 sept. 1677)

Nous ne voulons mêler ce dessein d'aucune autre chose (SÉV. 19 nov. 1673)

Il lui [à Dieu] plaît de mêler, dans votre établissement que nous avons voulu, des absences cruelles pour nous mortifier, pour nous faire souffrir (SÉV. t. X, p. 643, édit. RÉGNIER.)

Voyons donc ce dernier combat [la mort de la princesse] ; mais encore affermissons-nous ; ne mêlons point de faiblesse à une action si forte (BOSSUET Duch. d'Orl.)

Horace à cette aigreur [la satire] mêla son enjouement ; On ne fut plus ni fat ni sot impunément (BOILEAU Art p. II)

À ces nobles conseils ne mêlez point le vôtre (RAC. Bajaz. III, 1)

Croyez-moi, chère Esther, ce sceptre, cet empire, Et ces profonds respects que la terreur inspire, à leur pompeux éclat mêlent peu de douceur, Et fatiguent souvent leur triste possesseur (RAC. Esth. II, 7)

Le ciel voulut mêler, dans les maux qu'il m'envoie, Le comble des horreurs au comble de la joie (VOLT. Fanat. IV, 5)

Et comment concevoir que Ninus, un héros, Par un noir homicide ait souillé son génie Et mêlé tant de gloire et tant d'ignominie ? (BRIFFAUT Ninus II, I, 1)

Mêler son mot, intervenir dans la conversation.

Il se rend familier avec tous mes amis, Mêle partout son mot.... (CORN. Suite du Menteur, III, 1)

Je voudrais qu'elle [Mlle Montgobert] mêlât un mot du sien sur le sujet de votre santé (SÉV. 26 janv. 1680)

Terme mystique. Mêler Jésus-Christ avec Bélial, unir les vices du monde avec la sainteté.

Ils mêlent Jésus-Christ avec Bélial, ils cousent l'étoffe vieille avec la neuve, contre l'ordonnance expresse de l'Évangile, des lambeaux de mondanité avec la pourpre royale (BOSSUET Orais. Cornet.)

5. Se mêler, v. réfl. Être uni, confondu. La Marne se mêle avec la Seine un peu au-dessus de Paris.

Quand les nations se sont ainsi mêlées, elles sont longtemps à se civiliser, et même à former leur langage (VOLT. Russ. I, 11)

Fig.

C'est un terme honteux que celui de prière ; Tu me l'as épargné, tu m'as fait grâce entière ; Ainsi l'honneur se mêle au bien que je reçois ; Qui donne comme toi, donne plus d'une fois (CORN. Remerc. au roi.)

Tandis que dans les airs mille cloches émues Et se mêlant au bruit de la grêle et des vents.... (BOILEAU Sat. VI)

Le temple était entouré de victimes qui tombaient sous le couteau sacré, et dont les cris se mêlaient au chant des hommes (BARTHÉL. Anach. ch. 22)

6. S'unir par mariage. Les familles se mêlent par des mariages.

S'unir par des croisements.

On peut croire que cette race de petits Tartares a perdu une partie de sa laideur, parce qu'ils se sont mêlés avec les Circassiens, les Moldaves et les autres peuples dont ils sont voisins (BUFF. Hist. nat. homme, Oeuv. t. V, p. 17)

Les aras bleus ne se mêlent point avec les aras rouges, quoiqu'ils fréquentent les mêmes lieux, sans chercher à se faire la guerre (BUFF. Ois. t. XI, p. 270)

Absolument. Se confondre en des unions illicites.

Ils peuvent plus aisément changer de femmes, en avoir plusieurs, et quelquefois se mêler indifféremment comme les bêtes (MONTESQ. Esp. XVIII, 13)

On leur a souvent imputé d'égorger un enfant, de boire son sang, et de se mêler ensemble dans leurs cérémonies secrètes sans distinction (VOLT. Russ. I, 11)

7. Se mêler, se jeter parmi, aller parmi, fréquenter.

[Certains grands] ne se mêlant point dans le peuple, et ne lui laissant pas le loisir de les voir de près (LA BRUYÈRE XI)

Suivi d'un gros d'amis fidèles, On l'a vu se mêler au milieu des rebelles (RACINE Mithr. IV, 6)

Elle alla se mêler dans la foule, pour entendre louer celui qu'elle aimait (STAËL Corinne, XV, 5)

Se mêler, en venir aux mains.

Chez le libraire absent tout entre, tout se mêle (BOILEAU Lutr. V)

On se mêle, on combat (VOLT. Mérope, V, 5)

Prendre part à une mêlée.

N'admirez-vous point qu'il [le chevalier de Grignan] n'ait pas été blessé, à se mêler comme il a fait, et essuyer tant de fois le feu des ennemis ? (SÉV. 9 août 1675)

8. Devenir embrouillé. Les écheveaux se sont mêlés.

Fig. Entrer dans le trouble, se brouiller.

Cependant les esprits s'émeuvent et les choses se mêlent de plus en plus (BOSSUET Cornet.)

9. Se mêler, devenir moins pur.

Le sénat se remplissait de barbares ; le sang romain se mêlait ; l'amour de la patrie, par lequel Rome s'était élevée au-dessus de tous les peuples du monde, n'était pas naturel à ces citoyens venus de dehors (BOSSUET Hist. III, 7)

10. Se joindre à, intervenir.

Quoi ! vous mêler aux voeux d'une troupe infidèle ? Oubliez-vous déjà que vous êtes chrétien ? (CORN. Poly. II, 6)

Il croit que ce climat [l'Égypte], en dépit de la guerre, Ayant sauvé le ciel, sauvera bien la terre, Et, dans son désespoir à la fin se mêlant, Pourra prêter l'épaule au monde chancelant (CORN. Pompée, I, 1)

Dans le brillant commerce il se mêle sans cesse, Et ne cite jamais que duc, prince ou princesse (MOL. Mis. II, 5)

En vérité, la mort se mêle si inconsidérément partout, qu'il ne faut compter sur rien (SÉV. 22 juin 1689)

S'il lui plaît [à Dieu] de se mêler dans la paix de votre solitude, vous serez trop heureux (SÉV. à Bussy, 5 oct. 1685)

Nous vîmes Mademoiselle [la nièce de Louis XIII].... j'aime bien à ne me point mêler dans ses impétuosités (SÉV. 19 janv. 1689)

Vous diriez qu'il y a en lui un autre homme à qui sa grande âme abandonne de moindres ouvrages où elle ne daigne se mêler (BOSSUET Louis de Bourbon.)

Nous ne pouvons un moment arrêter nos yeux sur la gloire de cette princesse, sans que la mort ne s'y mêle aussitôt pour tout offusquer de son ombre (BOSSUET Duch. d'Orl.)

11. Se mêler de, prendre soin de, s'occuper de.

Il fallut que l'amour Se mêlât seul de ses affaires (LA FONT. Coupe.)

Faut-il le demander ? et me voit-on me mêler de rien dont je ne vienne à bout ? (MOL. l'Avare, II, 6)

Il paraît bien que votre main toute-puissante s'en est mêlée (MASS. Carême, Rechute.)

Je me suis un peu mêlé du passé ; mais j'avoue en général ma profonde ignorance sur avenir (VOLT. Lett. Courtivron, 22 juill. 1755)

On dépensait autrefois davantage en esprit et en agréments ; et, quand Louis XIV donnait des fêtes, c'était les Corneille, les Molière, les Quinault, les Lulli, les le Brun qui s'en mêlaient (VOLT. Lett. prince roy. de Prusse, 12 août 1739)

Fig. et familièrement. Cette affaire se fera, à moins que le diable ne s'en mêle, si le diable ne s'en mêle, c'est-à-dire cette affaire se fera malgré tous les obstacles.

Cette affaire ne se fera pas à moins que le diable ne s'en mêle, c'est-à-dire il est presque impossible qu'elle se fasse.

Mêlez-vous de vos affaires, se dit à quelqu'un qu'on ne veut pas laisser s'occuper d'affaires qui ne le regardent pas.

Mêlez-vous de boire, je vous prie, A l'auteur sur-le-champ aigrement reparti (BOILEAU Sat. III)

Mêlez-vous, s'il vous plaît, monsieur, de vos affaires (REGNARD Distrait, III, 4)

Mêlez-vous de filer votre quenouille, se dit à une femme qui veut se mêler des affaires des hommes.

12. Se mêler de, se livrer à une certaine occupation.

Il aimait passionnément la comédie et tous ceux qui s'en mêlaient (SCARRON Rom. com. II, 17)

Quand ils se sont mêlés d'être conquérants (BOSSUET Hist. III, 3)

Faut-il, parce que Desmarets a fait autrefois un roman et des comédies, que vous preniez en aversion tous ceux qui se sont mêlés d'en faire ? (RAC. 1re lettre à l'auteur des imag.)

Tous ceux qui reviennent de Corse prétendent que la réputation de Paoli était un peu usurpée ; s'il s'est mêlé d'être législateur, il ne s'est pas mêlé d'être héros (VOLT. Lett. Schomberg, 22 sept. 1769)

13. Prendre part à.

Un ouvrage de broderie dont elle s'occupa, sans jamais lever les yeux ni se mêler de la conversation (STAËL Corinne, XVI, 5)

14. Se mêler d'une chose, s'occuper d'une chose étrangère à sa profession, à ses habitudes, etc.

Ceux qui se mêlent de donner des préceptes, se doivent estimer plus habiles que ceux auxquels ils les donnent (DESC. Méth. I, 5)

Il s'était mêlé de tenir des chambres garnies et de prendre des pensionnaires (SCARR. Rom. com. I, 18)

Un métier dont tant de gens se mêlent (MOL. Préf. de Tartufe)

Il se mêle de régler les questions de la foi (BOSSUET Hist. I, 11)

Sans vouloir se mêler du gouvernement (FÉN. Tél. XIX)

On dit qu'un jour le dieu par qui l'on aime.... Devers Paphos se mêla d'exercer L'art bienfaisant qu'inventa Triptolème (MILLEV. l'Amour laboureur.)

S'ingérer, s'entremettre.

De quoi se mêle Rome, et d'où prend le sénat, Vous vivant, vous régnant, ce droit sur votre État ? (CORN. Nic. II, 3)

On dit que sur mon rang vous étendez sa loi [du ministère], Et que vous vous mêlez de disposer de moi (CORN. Othon, II, 5)

On dira ici de quoi je me mêle ; vraiment on en verra bien d'autres (SCAR. Rom. com. I, 9)

Vous vous mêlez sur tout de dire votre avis (MOL. Tart. I, 1)

Si vous me demandez de quoi je me mêle, de vous gronder ainsi, je vous répondrai que je me mêle de mes affaires (SÉV. 8 nov. 1680)

Les politiques ne se mêlent plus de deviner ses desseins [de Louis XIV] ; quand il marche, tout se croit également menacé (BOSSUET Mar.-Thér.)

On dit ! on dit ! de quoi se mêle-t-on ? (BRUEYS Grondeur, I, 7)

Se mêler de, se dit aussi pour signifier que nous prenons une qualité, des manières qui ne paraissent guère nous convenir.

Et soeur d'un certain Alcidas, qui se mêle de porter l'épée (MOL. Mar. forcé, 2)

Un gros fermier qui fait le petit maître, Fait l'inconstant, se mêle d'être un fat (VOLT. Droits du seigneur, I, 3)

REMARQUE

Laveaux a dit qu'au sens propre de brouiller ensemble, mêler voulait avec et non à, et qu'au sens figuré il voulait à et non avec. Cette remarque, qui ne s'appuie pas sur la grammaire, ne s'appuie pas non plus sur un usage constant ; les exemples classiques le montrent.

HISTORIQUE

XIe s.Je me craindreie que vous vous meslisez [mettiez en mêlée] (Ch. de Rol. XVIII)

XIIe s.Suvent les unt medlé al rei [mis en querelle avec le roi] (Rou, V. 9903)Heraut et Guert tant estriverent, Ke par paroles se medlerent [querellèrent] (ib. V. 12180)Et par ma barbe, dont li pels est meslez (Roncis. p. 3)Dist à ses homes : nostre gent est meslée [aux mains] (ib. 84)

XIIIe s.Li rois s'en consella et dist qu'il avoit asses terre, et qu'il ne s'en melleroit (Chr. de Rains, p. 154)Mais foy que [je] doi [à] Symon à la barbe mellée [grise] (Berte, CXV)Les secondes [demandes] sont reeles, les autres sont mellées, c'est à dire reeles et personeles (BEAUMANOIR VI, 32)Poi [peu] seroit doutée l'espée esperituel des malvès, s'il ne cuidoient que l'espée temporel s'en mellast (BEAUMANOIR CXV, 42)Ne uns n'estoit qui se meslast de maintenir la chose commune (BRUN. LATINI Trésor, p. 90)

XIVe s.Hastive gent et sot n'aront pas grant avoir ; Qui se melle de tout.... (Baud. de Seb. X, 1063)Car li rois Edouars si fait moult à loer, Et si se voldroit bien, je croi, pour moi merler, Pour avoir aliance, pour France destourber (Guesclin. 9799)

XVe s.Aussi le maistre des seigneurs Dieu s'en mesloit, et chacun le cognoissoit (COMM. VII, 10)

XVIe s.Là je senty dedans mes yeux couler Un doux venin, sabtil à se mesler (RONS. 35)Car tousjours un plaisir est meslé de douleur (RONS. 793)Ceux dedans voulans parlementer et retirer quelques uns qui n'estoient pas encore entrez, quelques rechappez d'Orange les meslent [se mêlent avec eux], et, confus avec eux, emportent le chasteau (D'AUB. Hist. I, 147)Ceux-ci donc meslerent cinquante pas devant leur gros, et les deux premiers aians percé.... (D'AUB. ib. II, 181)Les accotouër seront grandement utiles à faire meler les pruneaux, guignes, cerises, et autres tels fruits qu'on a accoustumé faire meler [sécher] au soleil (PALISSY 74 et 75)Tout ce qui se mesle donne autant de communication de son estre, comme il en reçoit de ce avec quoy il est meslé (AMYOT Numa, 7)....Moy qui voy commencer Ma teste à se mesler, et mes jours se passer (DESPORTES Oeuvres chrestiennes, sonnets, 12)Ne se mesler d'autre chose que de passer en repos [sa vie] (MONT. I, 32)J'y ay à escient meslé quelque peu d'amertume (MONT. I, 89)On dict bien vray, qu'un honneste homme, c'est un homme meslé [qui a vu beaucoup d'hommes et de choses] (MONT. IV, 124)

ÉTYMOLOGIE

Bourg. maûlai ; Berry, micheler ; prov. messlar ; espagn. mezclar ; portug. mesclar ; ital. mischiare ; du bas-latin misculare, dérivé du latin miscere, mêler ; allem. mischen. De miscere ( 1er e long), du grec, mischen, il faut rapprocher le sanscrit miçrayami (2nd a long), mêler, â-mik-shâ, lait mélangé, et le grec ; et de ces formes en miç, on conclut que la racine primordiale est mik, que misceo est pour mik-sceo, comme le prouve d'ailleurs mixtus (mik-stus) ; le sc est le suffixe de dérivation inchoative. Le vieux français a deux formes : mesler, qui vient de misculare, et medler (d'où l'anglais to meddle), qui représente un thème fictif mixtulare. On remarquera meler avec le sens de sécher au soleil : il serait possible que ce meler n'eût rien de commun avec mêler, faire un mélange ; du moins la signification est étrange ; viendrait-il de mêle, qui s'est dit pour nèfle (sécher comme une nèfle) ?

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MÊLER. Ajoutez :

15. Se mêler d'une personne, s'occuper de son sort.

On se moquerait de moi, si une fille de qui je me mêle, n'était pas [logée] d'une façon à se faire respecter (CRÉBILLON fils, le Sopha, ch. IV)

 

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